Bibliothèques au Moyen-Age

Extraits du livre « Les Découvreurs » de Daniel Boorstin ( Auteur )- que je vous recommande de lire- Cet auteur a publié des ouvrages remarquables…

Extraits du Chapitre « L’élargissement des Communautés de Savoir » – La Société

…/…La fabrication de livres au Moyen-Age

Les bénédictins ne se contentèrent pas de rassembler des livres pour monter des bibliothèques : ils les créèrent. La « fabrication » de livres (c’est à dire la copie) devint au même titre que la lecture, une tâche sacrée ; leurs monastères comportaient généralement une salle de copiste ou écritoire.

Le Copyright à l’époque?

Ils étaient d’une certaine manière plus libres de reproduire les livres que ne le seront les éditeurs à l’âge de l’imprimerie. Bien entendu , leur « catalogue » était limité par les exigences de l’orthodoxie et du dogme, mais il n’existait pas de copyright et donc pas de droits d’auteur à payer à l’auteur. Tout leur stock était constitué de ce que les éditeurs appellent aujourd’hui des ouvrages de fonds.

La fonction du livre n’était pas de véhiculer des idées neuves, mais de préserver et d’accroître une certaine richesse littéraire acquise : les Ecritures et leurs commentateurs, les classiques de l’Antiquité grecque et romaine, et quelques textes reconnus en langue hébraïque ou arabe.

Ce n’était pas encore le temps des auteurs. Le lettré du Moyen-Age qui lisait un texte sacré ne s’intéressait guère à l’identité de l’auteur. L’écrivain que l’on transcrivait n’avait pas toujours pris la peine de « citer » les passages empruntés à d’autres. Et, même à une époque où l’on enseignait aux étudiants à fonder leur argumentation sur l’ « autorité », il était pratiquement impossible, à supposer qu’on l’eût souhaité, d’attribuer tel ou tel passage à tel auteur.

Les auteurs de textes originaux étaient peu désireux de se voir attribuer le mérite, ou plus vraisemblablement le tort, de la nouveauté.

…/…L’Invention de l’Imprimerie

Au cours du premier siècle qui suivit l’invention de l’imprimerie, les copistes, spécialistes de l’écriture « naturelle », et les imprimeurs, qui se consacraient au nouvel art de l’écriture « artificielle » furent des concurrents directs. La presse à imprimer ne supprima pas immédiatement le travail des scribes. Les copistes continuèrent à pourvoir au commerce de luxe, produisant des ouvrages somptueux pour ceux qui avaient les moyens de les acquérir. Certains des premiers livres imprimés étaient si coûteux, même d’occasion, qu’il était plus avantageux d’en commander une copie manuscrite.

…/...Droits d’Auteurs ? et Copyright

Le livre imprimé mit fin à ces ambiguïtés et donna naissance à la notion moderne d’auteur. Car, comme on l’a vu, les livres manuscrits ne possédaient pas de page de titre. Les premiers livres imprimés non plus. Pour savoir ce qu’ils contenaient, il fallait donc les feuilleter. Le livre ne proclamait pas encore le nom de son auteur.

Mais bientôt vint la page qui annonçait celui-ci, ainsi que le titre, le sujet, le nom de l’éditeur et de l’imprimeur, et les lieux et date de publication. Les auteurs, dès lors, assumèrent la réputation, bonne ou mauvaise, de leurs oeuvres et perçurent une part des bénéfices.

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Enluminure au Moyen-Age
Enluminure au Moyen-Âge issue d’un livre
d’une bibliothèque

Voir « Les enluminures au Moyen-Âge » sur Vikidia

Voir page « Illustrations » du site

Enluminure moderne – Création personnelle

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